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LES MANDATS DU SNUipp

TEXTE ADOPTE LORS DU CONGRES DE RODEZ EN JUIN 2016

AMÉLIORER LE DÉROULEMENT DE CARRIÈRES

  • La revalorisation du métier nécessaire et incontournable doit être accessible à toutes et tous.
  • Le SNUipp-FSU revendique pour tous les enseignant une carrière parcourue au rythme le plus rapide. Le déroulement de carrière doit être déconnecté de l’évaluation et des fonctions exercées. Il revendique une refonte complète de la grille permettant d’atteindre l’indice 1 000 en fin de carrière.
  • De façon transitoire, pour éviter tout blocage de grade, le SNUipp-FSU revendique un passage automatique, et hors contingent, à la hors-classe intervenant au plus tard lorsqu’une ancienneté de 3 ans est acquise dans l’échelon 11.
  • Aucun PE avec une carrière complète ne doit partir à la retraite sans accéder à la hors-classe.

Le SNUipp-FSU s’oppose à la création d’un nouveau grade dont l’accès serait réservé à certaines fonctions ou conditionné au «mérite».
Il dénonce le principe de «rendez-vous de carrière» , outil de management organisant un déroulement de carrière inégalitaire lié à l’avis direct de la hiérarchie.

QUELLE ÉVALUATION DES ENSEIGNANT-ES ?

Le ministère de la Fonction publique souhaite renforcer la notion de mérite via la reconnaissance de la valeur professionnelle qui serait prise en compte pour l’avancement d’échelon des agent-es. Le SNUipp-FSU s’y oppose.

DES PRATIQUES ACTUELLES OBSOLÈTES ET DÉSUÈTES
L’évaluation des enseignant-es est un système particulier avec une inspection individuelle, sous forme d’évaluation-contrôle, faisant l’objet d’une notation et une appréciation globale.

Pour le SNUipp-FSU, cette évaluation entraîne individualisation, infantilisation et concurrence nuisible au travail en équipe. Il est donc primordial de la dissocier de l’avancement de carrière et de toutes les opérations administratives. La note pédagogique doit être supprimée.

Tant que l’évaluation n’est pas déconnectée de l’avancement, un système objectif prenant en compte l’expérience professionnelle doit s’y substituer.

Les enseignant-es doivent pouvoir contester le rapport d’inspection : prise en compte de leurs remarques, possibilité d’une seconde visite, saisie de la CAPD.

POUR UNE AUTRE ÉVALUATION

Dans le cadre d’une campagne de la revalorisation de l’identité professionnelle, la forme actuelle de l’inspection doit fortement évoluer et faire l’objet d’un cadrage national.

Sa dénomination doit également changer et devenir une «visite professionnelle». L’IEN reste le/la garant-e de la conformité des pratiques de l’école avec les programmes nationaux.

Les critères et conditions d’évaluation peuvent être co-élaborés avec les IEN et les enseignant-es de l’école dans le respect d’un cadrage national. Il s’agit tout d’abord d’améliorer la relation entre IEN et enseignant-es pour en faire un moment constructif, de partage d’expertises et d’analyse de pratiques, de dialogue basé sur la confiance. Cela pourrait passer par des échanges réguliers, plus fréquents dans l’école hors visite professionnelle. La présence de tiers à la demande de l’enseignant-e doit être possible pendant la visite professionnelle : pairs, CPC...

La rédaction du compte-rendu doit être partagée. La formation des IEN doit prendre en compte ces évolutions.

Par ailleurs, l’évaluation ne doit pas être liée aux résultats ni aux performances des élèves.

A visée formative, elle doit être un véritable moment d’accompagnement et de conseil dans les pratiques pédagogiques afin d’être un vecteur de développement professionnel, et de contribuer ainsi à une meilleure réussite des élèves.

Elle peut conduire les enseignant-es à participer à des dispositifs de formation choisis librement et à recourir à l’accompagnement de formateurs (PEMF, DEA, CPC, IEN...).

L’accompagnement des équipes des écoles sur la base du volontariat peut permettre de sortir de l’isolement et faciliter les échanges entre pairs.

Le SNUipp-FSU sera à l’initiative d’une large campagne d’informations et poursuivra sa réflexion (mandat d’étude) sur cette question en lien avec le SNPI. Il y traitera notamment des questions suivantes : quelle forme précise (périodicité, durée, documents obligatoires, modalités-type ou passages obligés, écrit à l’issue de la visite, observation de classe, entretien...) ? Quelle prise en compte de la dimension collective ? Quelle place pour l’auto-évaluation et pour l’évaluation entre pairs ?